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«L’air, les raisins et le vin des bords de Garonne sont d’excellents antidotes contre la mélancolie.» Montesquieu |
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Le château à travers les âges Ses origines remontent au XIème siècle au moment où la maison de La Lande apparaît à La Brède. Vers 1283, Gaillard de La lande commet un délit envers son souverain. Il est arrêté et emprisonné, le château est détruit. Relâché après enquête, Gaillard revient sur ses terres et reconstruit la forteresse entre 1300 et 1305 sous la forme à peu prés exacte où nous la voyons aujourd’hui. En 1404, le pape Boniface IX autorise la construction
d’une nouvelle chapelle, attenante au donjon. En 1419, le château
est remanié pour lui donner son aspect actuel avec son gros donjon,
les trois ponts-levis et ses importantes douves en trois fossés successifs. En 1502, Catherine de La Lande épouse Gaston de l’Isle, seigneur de la Rivière en Fronsadais. La Brède demeure dans la famille de l’Isle jusqu’à la fin du XVIème siècle. En 1577 Françoise de L’Isle s’unit à Jean Pesnel, écuyer originel de l'Angoumois. L’arrière- petite fille de ces derniers, Marie-Françoise de Pesnel, épouse le 25 septembre 1686 messire Jacques de Secondat, le premier seigneur de La Brède de ce nom et le père du célèbre écrivain. Le château de la Famille de Secondat Le château entre dans la famille de Montesquieu en 1686, apporté en dot par Marie Françoise de Pesnel lors de son mariage avec Jacques de Secondat. C’est dans ce lieu que naît, le 18 janvier 1689, Charles Louis de Secondat, futur baron de La Brède et de Montesquieu. La tombe de ses parents se trouve derrière l’autel de l’église Saint jean d’Estampes. Montesquieu sur ses terres Au décès de son père (novembre 1713) Montesquieu hérite de toute la Baronnie familiale, dont le Château de La Brède. Très attaché à celui-ci, « (...) ce papillon que j’ai dépouillé de ses nymphes. » il en parle souvent à ses amis dans ses correspondances : « c’est le plus beau lieu que je connaisse. » « (...) vous me parleriez de toute l'Europe, moi je vous parlerais de mon village de La Brède(...) ». Sa fille cadette préférée, Denise, vécut
au Château jusqu’à son mariage à 18ans, servant
de lectrice et de secrétaire à son père. (elle vivra
jusqu’en 1800). Célébré à Paris après la parution des Lettres Persanes (1721), il revient régulièrement sur les terres de la Baronnie. A partir de cette époque, il s’attache à mettre en valeur l’ensemble des domaines qu’il exploite afin, dit-il, « de ne point devoir sa fortune à quelque faveur de la cour, mais en bien faisant valoir mes terres». Au retour de ses voyages en Europe, il coupe la forêt qui enserre alors le château et aménage le parc tel qu’il est de nos jours. Un long bâton à la main, il parcourt les vignes. Il s’entretient avec les paysans et les ouvriers, s’inquiétant de leur famille ou de la récolte à venir. Montesquieu retrouve au château de La Brède le bonheur d’une vie simple et saine au milieu de la nature propre à la réflexion et à l’écriture. L’Esprit des Lois fut entièrement rédigé dans ces lieux. Bibliophile, le philosophe a constitué tout
au long de sa vie une collection de documents anciens – des cartes
géographiques et des traités d’histoire, d’art
ou de sciences naturelles – ces milliers de livres étaient conservés
dans la vaste bibliothèque, à la voûte si particulière.
Ils complétaient la collection déjà riche de son
père. … De nos jours En 1994, Jacqueline de Chabannes, dernière résidente du château et descendante de Denise, fille cadette de Montesquieu, fit don des livres restants et archives familiales à la Bibliothèque Municipale de Bordeaux.
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